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Cours de comptabilité

Coûts partiels en comptabilité de gestion

 

En comptabilité de gestion, les firmes sont très souvent confrontées au problème de l'imputation et de l'affectation des charges engagées dans le processus de production parce qu'elles calculent de nombreux coûts relatifs aux activités, aux produits, aux différents ateliers... ou aux différents secteurs géographiques. La notion de «coûts

partiels» consiste donc à ne prendre en compte que certaines charges dans le calcul des «coûts variables», des «coûts directs» ou alors des «coûts spécifiques». Ainsi, le problème auquel sont confrontées les entreprises est de déterminer les coûts à calculer. Certes ! Mais en intégrant quelles charges ? La réponse à cette question dépendra non seulement de la stratégie adoptée et développée par l'entreprise concernée, mais également de son mode de gestion, de sa culture d'entreprise ou alors de ses facteurs de succès. Pour mieux déterminer les «coûts partiels», la comptabilité de gestion propose de calculer un coût plus fiable: le «coût spécifique» mesurant la part de contribution du produit ou du service à la couverture des charges communes à l'ensemble de l'entreprise. A cet effet, une entreprise pourra donc ne prendre en compte qu'une partie (très significative) de certaines charges dans le calcul des «coûts partiels» liés à l'ensemble de l'activité ou de la zone géographique. Cependant, l'on distingue différentes approches de calcul de «coûts partiels» : d'une part, nous avons les «coûts variables» constitués par les coûts des «charges variables» qui varient avec le volume de l'activité. En d'autres termes, ces «charges variables» varient sans qu'il n'y ait nécessairement une exacte proportionnalité entre les variations de charges et la variation du volume des produits obtenus. Ensuite, le calcul des «coûts fixes directs» qui sont de coûts ne prenant en compte que les charges qui lui sont directement affectées. Il s'agira des «charges variables» encore appelées «charges opérationnelles» ainsi qu'une partie des «charges de structure». Enfin, en troisième position vient le calcul des «coûts spécifiques» résultant de la combinaison des deux premiers coûts que sont les «coûts variables» et les «coûts directs». Il s'agira ici des coûts des marchandises vendues, des coûts des consommations intermédiaires et parfois des charges de personnel. Bien que nécessaire à la détermination de la «marge» de l'entreprise, les «coûts partiels» présentent aussi bien des avantages que des inconvénients. Ils permettent une fixation simplifiée des prix, un traitement informatique des données plus adapté et faible ainsi qu ‘une «modélisation» plus facile. Par contre, la méthode des «coûts partiels» comporte des risques notamment dans la gestion du résultat global de l'Entreprise, des difficultés dans la répartition des charges communes relatives aux produits, ou services ... ainsi qu'une difficulté dans la détermination du «taux de profitabilité» pour ne citer que ceux-là !

source : aquadesign.be